La qualité de l’air que nous respirons est un enjeu de santé publique majeur. Aujourd’hui, la pollution atmosphérique est devenue une préoccupation grandissante, surtout pour nos enfants. Comment les protéger efficacement ? C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.
L’été est là, les parcs devraient être remplis d’enfants jouant sous le soleil. Pourtant, dans le Nord-Est des États-Unis, les cours d’école et les aires de jeux sont désertes. Les masques N-95 sont de nouveau en forte demande alors que la qualité de l’air reste « mauvaise » et même « dangereuse » à cause de la fumée des feux de forêt canadiens.
À New York, l’indice de qualité de l’air a dépassé 300 le 7 juin, une journée en plein air équivalant à fumer sept cigarettes. Les parents se demandent quand il sera sûr de laisser leurs enfants jouer dehors à nouveau et comment ils peuvent protéger la santé de leurs enfants.
Les médecins recommandent de surveiller l’indice de qualité de l’air (AQI). Lorsque l’AQI dépasse 100 (orange), les groupes sensibles, comme ceux ayant des maladies respiratoires ou cardiovasculaires sous-jacentes, peuvent être à risque. Un AQI de 150 ou plus (rouge) est considéré comme « mauvais », et même ceux qui ne sont pas dans un groupe à risque plus élevé peuvent ressentir des symptômes. Un AQI de plus de 200 (violet) déclenche une alerte sanitaire pour tout le monde, et une fois qu’il dépasse 300 (marron) – comme c’est le cas actuellement – il est considéré comme dangereux et une situation d’urgence.
Les enfants sont particulièrement vulnérables. Leurs poumons sont encore en développement et en croissance, donc les polluants toxiques peuvent avoir un impact sur leur santé future. Ils respirent plus par la bouche que les adultes, ce qui contourne le filtrage des particules dans le nez. Ils ont aussi tendance à faire plus d’activités en plein air que les adultes.
Les très jeunes enfants, les enfants asthmatiques ou ayant d’autres conditions respiratoires chroniques, et ceux vivant dans des environnements pauvres en ressources sont particulièrement vulnérables. Les particules fines de la fumée des feux de forêt ne sont que « le tiers de la taille d’un cheveu sur notre cuir chevelu ». Cela signifie qu’elles peuvent facilement pénétrer par le nez et la bouche et atteindre les poumons – et chez les enfants, la distance qu’elles ont à parcourir est encore plus courte.
Il est préférable de garder les enfants à l’intérieur lorsque l’AQI est élevé. Les sports en plein air, les jeux, le vélo et autres activités doivent être mis en pause. Alors que l’air extérieur est souvent plus propre que l’air intérieur, une fois que l’AQI devient orange ou rouge, ce n’est plus le cas.
La qualité de l’air intérieur varie cependant, et vous pouvez faire quelques choses pour garder l’air à l’intérieur de votre maison aussi propre que possible. Si l’environnement intérieur comprend des fumeurs, des vapoteurs ou des sources de combustion comme des feux de bois ou des bougies, rester à l’intérieur ne sera pas aussi protecteur. Les cuisinières à gaz sont une autre source d’émissions nocives.
Il est important pendant ces jours de mauvaise qualité de l’air de réduire les expositions à ces autres sources de pollution intérieure pour s’assurer que nous gardons l’air intérieur sûr. Les climatiseurs et les purificateurs d’air avec des filtres HEPA offrent un autre niveau de protection contre la pollution par les particules fines, que vous pouvez voir désignée sous les termes PM2.5 ou PM10.
Avec de bons systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (HVAC) et une filtration de l’air en place, et en réduisant les sources de pollution intérieure, nous pouvons améliorer significativement la qualité de l’air intérieur par rapport à l’extérieur. Une revue du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) estime que « 50 à 75% des PM2.5 intérieures peuvent être éliminées par des systèmes de filtration mécaniques (HEPA) ».
Cependant, l’accès à ces systèmes est inégal. Les purificateurs d’air et les filtres HEPA peuvent être très utiles pour réduire la pollution particulaire intérieure, comme celle que nous voyons avec la fumée des feux de forêt. Malheureusement, ces dispositifs ne sont pas facilement accessibles à tous. Ainsi, cette question de qualité de l’air représente un autre problème d’équité en matière de santé.
L’Agence de protection de l’environnement suggère que les familles avec des personnes vulnérables créent une « pièce propre » dans leur maison en installant un purificateur d’air portable dans une pièce sans cheminée et avec le moins de fenêtres ou de portes possible.
Il est recommandé que les enfants portent des masques N-95/KN-95 à l’extérieur. Contrairement à la COVID-19, l’air dangereux est maintenant à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur. Un masque qui bloque la pollution par les particules fines peut « aider à diminuer l’inhalation de cette fumée ». Les masques N95 et KN95 offrent la meilleure protection.
Si votre enfant a de l’asthme ou une autre condition qui le rend vulnérable à la pollution de l’air, il est important de respecter tout traitement d’entretien pour garder sa condition sous contrôle. Il est important de reconnaître des symptômes tels que l’irritation des yeux, la gorge qui gratte, l’essoufflement, la douleur thoracique, la respiration sifflante ou la toux sèche. Les familles doivent être en communication avec leurs médecins et avoir un plan en place en cas d’apparition de symptômes.

