Le conseil d’administration de l’ANAH a dévoilé sa feuille de route pour l’année : Le budget global de l’Anah en 2026, sous réserve de l’adoption du projet de loi de finances par le Parlement, serait de près de 4,6 milliards d’euros, dont près de 4,4 milliards d’euros d’aides à destination des ménages. L’Agence confirme au passage une échéance clé pour les propriétaires qui envisagent une rénovation d’ampleur : À compter du 1er septembre 2026, les rénovations d’ampleur financées dans le cadre de MaPrimeRénov’ pour les maisons individuelles devront conduire à des systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire décarbonés..
Les faits : le conseil d’administration précise budget et calendrier
Réuni fin juin, le conseil d’administration de l’Agence nationale de l’habitat a validé une feuille de route qui précise les grands équilibres financiers de MaPrimeRénov’ pour 2026. Le budget de continuité, déjà esquissé fin 2025, se confirme : Le budget global de l’Anah en 2026, sous réserve de l’adoption du projet de loi de finances par le Parlement, serait de près de 4,6 milliards d’euros, dont près de 4,4 milliards d’euros d’aides à destination des ménages. Sur le terrain, l’Agence au moins 120 000 rénovations d’ampleur en maison individuelle et en copropriété et au moins 150 000 rénovations avec un accent mis sur la décarbonation des modes de chauffage en cohérence avec la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) 3.
Le message le plus concret pour les ménages concerne le chauffage : À partir du 1er septembre 2026, pour bénéficier de l’aide MaPrimeRénov’ dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, tout nouveau dossier déposé pour une maison individuelle devra comprendre une décarbonation des systèmes de chauffage et d’eau chaude sanitaire.. Concrètement, Il ne sera donc plus possible pour un ménage de bénéficier d’une aide à la réalisation de travaux de rénovation énergétique dans le cas du maintien ou du renouvellement d’une chaudière alimentée au gaz au même titre que le fioul.. Une communication de l’Anah sur le plan « Électrifions la France » avait déjà posé ce jalon début juin ; le communiqué du 26 juin le confirme à l’identique pour la rénovation d’ampleur en maison individuelle.
Mise en perspective : un guichet rouvert sous conditions plus strictes
Ce calendrier s’inscrit dans une trajectoire déjà resserrée depuis le début de l’année. Suspendu temporairement depuis le 1er janvier 2026, le guichet MaPrimeRénov’ réouvre ce 23 février., mais uniquement pour les logements classés E, F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE)., selon l’annonce du ministère de la Transition écologique. Depuis le lancement du dispositif, le bilan reste substantiel : Depuis 2020, MaPrimeRénov’ a permis d’aider plus de 2,5 millions de ménages. Parmi eux, près de 350 000 ont réalisé une rénovation d’ampleur, permettant en moyenne de réduire par deux la consommation énergétique de leur foyer..
C’est ce socle que l’Anah veut consolider en musclant les contrôles : la fraude subie représente ainsi 85 millions d’euros depuis 2020, soit 0,4 % des 19,2 milliards d’euros d’aides distribuées par l’Agence sur cette période, et 21 439 dossiers présentant des tentatives de fraude, déjouées avant tout versement, pour un montant total de 174 millions d’euros.
Impact concret : ce qui ne change pas (pour l’instant) dans les parcours
Pour les propriétaires qui préparent un dossier de rénovation par geste, les règles actuelles restent le repère : MaPrimeRénov’ permet de financer une rénovation par geste : le chauffage et / ou l’isolation (hors murs)., et Vos travaux et prestations doivent être réalisés par un professionnel reconnu garant de l’environnement (RGE). — avoir la mention RGE est une condition pour que vos clients obtiennent les aides publiques allouées aux travaux de performance énergétique.. Pour une pompe à chaleur air/eau, Pompe à chaleur air/eau: 5 000 € dans la limite de 12 000 € de dépense : une aide qui, selon le dossier constitué par l’Anah, Aujourd’hui, MaPrimeRénov’ finance l’installation de pompes à chaleur (PAC) à travers une aide forfaitaire dans le cadre d’une rénovation par geste, complétée par des CEE..
Côté rénovation d’ampleur, le cadre reste également identique à celui du début d’année : MaPrimeRénov’ finance jusqu’à 80 % de 40 000 euros pour une rénovation d’ampleur., à condition qu’Un gain de 2 classes énergétiques minimum est exigé. et que L’accompagnement par Mon Accompagnateur Rénov’ est obligatoire.. les dispositions de l’article 2 du présent arrêté s’appliquent aux demandes de primes déposées à compter du 1er janvier 2026, avec attestation de contact avec un guichet d’information, de conseil et d’accompagnement mentionné à l’article L. 232-2 du code de l’énergie compétent, préalable au dépôt de la demande de prime — une obligation confirmée après qu’L’arrêté du 20 février 2026 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique est retiré par un second arrêté, sans changer la date d’application.
En copropriété, le barème reste dégressif selon l’ambition des travaux : 30 % pour une rénovation qui permet un gain énergétique de 35 %, avec un bonus de 10 % en cas de sortie du statut de passoire énergétique. Pour les ménages modestes engagés dans une rénovation d’ampleur, augmenter le taux d’écrêtement des aides publiques à 90 % pour les ménages modestes.
Sur le plan technique, l’administration a également mis à jour, le même mois, les caractéristiques des travaux éligibles : Les dispositions du présent arrêté entrent en vigueur au lendemain de sa publication., un texte qui modifie l’arrêté cadre fixant les performances minimales exigées pour chaque geste. Combinée aux ajustements successifs de l’arrêté sur l’attestation de contact préalable — les dispositions de l’article 2 du présent arrêté s’appliquent aux demandes de primes déposées à compter du 1er janvier 2026 — cette actualisation illustre un point de vigilance pour les propriétaires : le cadre réglementaire de MaPrimeRénov’ évolue par petites touches tout au long de l’année, avec des dates d’application qui ne coïncident pas toujours avec la date de publication du texte.
Perspectives : la sortie du gaz, prochaine échéance à surveiller
Reste que cette échéance va rebattre les arbitrages des ménages qui chauffent encore au gaz. Ceux qui envisagent une rénovation d’ampleur avec remplacement de chaudière ont donc intérêt à simuler leur dossier avant l’été pour sécuriser un calendrier de travaux compatible avec le passage à un système décarboné.
Pour les copropriétés, dont les travaux s’étalent souvent sur plusieurs exercices comptables, l’enjeu est d’anticiper la bascule dès la phase d’audit énergétique plutôt que de la découvrir au dépôt du dossier. Notre guide complet de la rénovation énergétique détaille l’ensemble des étapes et aides mobilisables pour cadrer un projet dans ce nouveau calendrier.
Questions fréquentes
Quel est le budget de l’ANAH pour l’année 2026 ?
Selon le conseil d’administration de l’Anah, Le budget global de l’Anah en 2026, sous réserve de l’adoption du projet de loi de finances par le Parlement, serait de près de 4,6 milliards d’euros, dont près de 4,4 milliards d’euros d’aides à destination des ménages, sous réserve du vote du projet de loi de finances.
Que change la nouvelle règle de décarbonation pour le chauffage au gaz ?
Il ne sera donc plus possible pour un ménage de bénéficier d’une aide à la réalisation de travaux de rénovation énergétique dans le cas du maintien ou du renouvellement d’une chaudière alimentée au gaz au même titre que le fioul., dès lors que le dossier déposé pour une maison individuelle dans le cadre d’une rénovation d’ampleur comprend une décarbonation des systèmes de chauffage et d’eau chaude sanitaire à partir du 1er septembre 2026.
Combien de rénovations l’ANAH vise-t-elle en 2026 ?
L’Agence cible au moins 120 000 rénovations d’ampleur en maison individuelle et en copropriété et au moins 150 000 rénovations avec un accent mis sur la décarbonation des modes de chauffage en cohérence avec la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) 3.

