L’État a renouvelé, à partir du 16 juillet 2026, une offre de location longue durée de voitures électriques à moins de 200 euros par mois : c’est la 3e édition du dispositif « leasing social ». Ce programme, financé par les certificats d’économies d’énergie (CEE), cible les ménages modestes qui parcourent de longues distances pour se rendre au travail.
Les faits : un budget de 401 millions d’euros
Selon la fiche officielle publiée par le ministère de la Transition écologique, 401 millions d’euros constituent l’enveloppe dédiée à la mise en œuvre du dispositif, avec un objectif chiffré : 50 000 c’est le nombre minimum de ménages qui pourront louer une voiture électrique à un tarif préférentiel. Le mécanisme s’appuie sur le dispositif des CEE : il s’inscrit dans le dispositif des certificats d’économies d’énergie, en application de l’article L. 221-7 du code de l’énergie et de l’arrêté du 14 avril 2026, et son plafond financier est verrouillé par le texte réglementaire lui-même, puisque la somme des versements effectués dans le cadre de ce programme ne peut excéder 401 millions d’euros.
Sur le terrain, chaque loueur conventionné doit respecter un plancher d’offres accessibles : chaque loueur devra proposer au moins 25 % des véhicules mis en location à moins de 140 euros par mois. Le contrat lui-même répond à un cahier des charges précis : la durée du contrat de location doit être d’au moins 3 ans, et un forfait de 15 000 kilomètres par an minimum est inclus, ce qui correspond aux besoins des grands rouleurs visés par le dispositif.
Mise en perspective : un dispositif déjà rodé, à sa 3e édition
Le leasing social n’est pas une nouveauté : notre guide sur les conditions et modèles éligibles au leasing social, publié en mai 2026, détaillait déjà les grandes lignes du programme avant cette 3e édition. Le contexte réglementaire des CEE appliqués aux véhicules électriques a lui aussi évolué récemment : notre article sur les bonifications CEE renforcées pour les véhicules électriques revient sur cette dynamique.
Le cadre réglementaire vient d’ailleurs d’être précisé le mois dernier : l’arrêté du 18 mai 2026, référencé sous le NOR ECOR2611173A, modifie les fiches d’opérations standardisées pour l’acquisition et le rétrofit de véhicules électriques (TRA-EQ-114, TRA-EQ-117, TRA-EQ-128 et TRA-EQ-129). Pour resituer ce cadre dans l’ensemble des aides CEE disponibles, notre guide complet des certificats d’économies d’énergie pour vos travaux détaille les autres dispositifs mobilisables. Ce texte encadre notamment les particuliers hors dispositif leasing social : pour la fiche TRA-EQ-117, le nombre de véhicules valorisables est limité à 5 véhicules, toutes catégories confondues, par personne physique, une limite qui vise à éviter les effets d’aubaine.
Le programme CEE qui finance cette 3e édition affiche un objectif social explicite : il vise à soutenir financièrement la location d’au moins 50 000 véhicules particuliers électriques à destination des ménages modestes. Un objectif à mettre en regard du parc existant : 1,4 million de véhicules électriques composaient le parc roulant français fin juillet 2025, contre 303 900 immatriculations de voitures électriques et 162 800 immatriculations de voitures hybrides rechargeables en 2023 — une trajectoire de croissance que le leasing social contribue à accélérer, en particulier dans les catégories de revenus les plus modestes.
Impact concret : qui peut en bénéficier ?
Selon la FAQ officielle du programme, les conditions de ressources sont strictes : le revenu fiscal de référence par part doit être inférieur ou égal à 16 880 euros pour être éligible. En contrepartie, l’aide est substantielle : son montant peut atteindre jusqu’à 9 500 €, afin d’atteindre des loyers attractifs par rapport au prix de marché, à moins de 200 €.
- Ménages éligibles : revenu fiscal de référence ≤ 16 880 €/part, domicile éloigné du lieu de travail (grands rouleurs).
- Loyer visé : moins de 200 €/mois, dont au moins un quart des offres à moins de 140 €/mois.
- Durée d’engagement : 3 ans minimum, 15 000 km/an inclus.
- Aide maximale : jusqu’à 9 500 € pris en charge via les CEE.
Ce dispositif s’inscrit dans un ensemble d’aides à l’électrification plus large, qui inclut également le soutien à l’installation d’une borne de recharge à domicile pour les ménages qui font le choix d’un achat plutôt que d’une location, ou encore les bonifications spécifiques aux véhicules électriques agréés en Europe pour les particuliers hors leasing social.
Perspectives
Avec un plafond budgétaire fixé et un objectif de 50 000 ménages, cette 3e édition reprend l’architecture des précédentes vagues tout en s’appuyant sur un cadre CEE désormais stabilisé après les ajustements réglementaires du printemps 2026 — une logique de mensualités garanties que l’on retrouve aussi du côté du leasing social appliqué aux pompes à chaleur. Les candidats intéressés devront se rapprocher des loueurs conventionnés pour vérifier la disponibilité des offres, celles-ci étant proposées dans la limite de l’enveloppe budgétaire allouée au programme.
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions de revenus pour le leasing social 2026 ?
Le revenu fiscal de référence par part doit être inférieur ou égal à 16 880 €. Le dispositif cible en priorité les ménages modestes qui parcourent de longues distances pour se rendre au travail.
Quel est le montant de l’aide et la durée du contrat ?
L’aide peut atteindre jusqu’à 9 500 €, permettant un loyer inférieur à 200 € par mois (au moins 25 % des offres à moins de 140 €/mois). Le contrat de location doit courir sur au moins 3 ans, avec un forfait de 15 000 km par an inclus.
Combien de ménages sont visés par cette 3e édition ?
Le programme vise un minimum de 50 000 ménages, pour une enveloppe budgétaire de 401 millions d’euros financée par les certificats d’économies d’énergie (CEE).

