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Bilan électrique 2025 : le solaire dépasse l’hydraulique en France

RTE confirme un mix électrique décarboné à 95 % en 2025 : le solaire dépasse l’hydraulique, un signal pour l’autoconsommation et la pompe à chaleur.

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RTE a publié début 2026 son bilan électrique complet pour l’année 2025 : la France reste l’un des mix électriques les plus décarbonés d’Europe, mais avec un basculement inédit dans les capacités installées — le solaire dépasse pour la première fois l’hydraulique. De quoi renforcer l’argument de l’électrification des usages pour les propriétaires qui envisagent autoconsommation solaire ou pompe à chaleur.

Les faits : un mix électrique très largement décarboné

Selon le bilan électrique 2025 de RTE, la part d’électricité bas-carbone dans le mix français se maintient donc à plus de 95 %. Un résultat que le ministère de la Transition écologique relie directement à la politique énergétique nationale : cette performance confirme la pertinence de la stratégie française fondée sur un mix électrique robuste, associant nucléaire et énergies renouvelables, dont les orientations sont fixées par la PPE 3, publiée en février 2026, indique un communiqué du ministère.

Sur le plan climatique, l’intensité en émissions de gaz à effet de serre de la production d’électricité française s’est établie à 19,6 gCO2eq/kWh, et cela place la France au deuxième rang des pays européens dont le mix électrique est le plus décarboné, juste derrière la Norvège, d’après le PDF détaillé du bilan RTE. Conséquence directe : les émissions liées à la production d’électricité en France ont atteint un plancher historique de 10,9 MtCO2eq en 2025.

Mise en perspective : le solaire dépasse l’hydraulique

Le fait marquant de ce bilan 2025 concerne les capacités installées. Cette montée en puissance du solaire explique aussi que le seuil d’arrêt des centrales solaires en cas de prix négatifs soit abaissé à 1 mégawatt. À la fin d’année 2025, la puissance cumulée des installations de production d’électricité solaire sur le territoire français métropolitain s’élève à 30,4 GW. Un niveau qui permet désormais au solaire de dépasser une autre filière historique : la capacité solaire installée (30,4 GW en fin d’année) a dépassé en 2025 celle des installations hydrauliques (25,7 GW), portée par le développement des capacités de production d’électricité française qui tient en premier lieu à celui des capacités solaires, avec près de 5,9 GW de nouvelles installations sur l’année selon RTE.

Cette montée en puissance se retrouve dans la couverture de la consommation : en 2025, la production d’électricité de la filière solaire a couvert en moyenne 7,5 % de la consommation française métropolitaine. L’éolien terrestre progresse également : en moyenne sur l’année 2025, la production éolienne terrestre a couvert 10,0 % de la consommation nationale, un taux de couverture en légère hausse par rapport à l’année précédente (9,6 % sur l’année 2024). L’éolien en mer accélère plus fortement encore : en 2025, la production éolienne en mer française s’est établie à 5,7 TWh, en augmentation de près de 43 % (+1,7 TWh) par rapport à son niveau observé sur l’année 2024, porté notamment par la mise en service de nouveaux parcs comme celui de Dieppe-Le Tréport, raccordé via une double ligne électrique sous-marine de 225 000 volts de 23 km et capable, une fois pleinement en service, d’alimenter environ 850 000 personnes.

Fait notable, la part renouvelable dans la production totale a légèrement reculé : la part d’électricité d’origine renouvelable a en revanche reculé en 2025 (27 %) par rapport au niveau historique atteint en 2024 (27,9 %). En cause, un repli mécanique de l’hydraulique après une année 2024 exceptionnelle : la production hydraulique a fortement reculé par rapport à celle de 2024, revenant à un niveau plus conforme aux moyennes historiques, alors même que le volume d’électricité produite en France métropolitaine a très légèrement crû en 2025.

Impact concret : autoconsommation, PAC et prix de l’électricité

Pour les propriétaires, ce basculement solaire renforce l’intérêt de l’autoconsommation solaire : plus la part du solaire progresse dans le mix, plus les dispositifs d’optimisation de la production en temps réel ou de pilotage sans batterie gagnent en pertinence. Ceux qui envisagent un projet en autoconsommation collective, notamment en copropriété, profitent eux aussi de cette dynamique haussière de la filière.

Côté chauffage, la pompe à chaleur reste l’un des principaux leviers pour profiter d’un mix électrique largement décarboné : en plus d’un confort tout au long de l’année, la pompe à chaleur assure des économies d’énergie intéressantes sur le long terme. En copropriété, ces travaux sont réalisés dans le cas où la copropriété dispose d’un chauffage collectif, précise France Rénov’. Et surtout, performante, la pompe à chaleur garantit une réduction de vos factures de chauffage. Un argument renforcé par la stabilité des prix de gros observée sur l’année : le prix spot moyen annuel de l’électricité en France est resté relativement stable en 2025, selon RTE.

Dans les faits, ce contexte incite à raisonner en combinaison plutôt qu’en équipement isolé. Une pompe à chaleur associée à des panneaux solaires en autoconsommation permet de couvrir une partie des besoins de chauffage avec une électricité produite sur place, réduisant d’autant l’exposition aux variations du marché de gros. Pour un propriétaire ou une copropriété qui hésite encore, le bilan RTE 2025 donne un argument supplémentaire : plus la part du solaire et de l’éolien progresse dans le mix national, plus l’électricité consommée en complément d’une installation individuelle est elle-même bas-carbone.

Perspectives : exportations records et vigilance estivale

Ce mix décarboné permet à la France de conforter sa place de premier exportateur net d’électricité d’Europe : la France est restée le premier exportateur net d’électricité d’Europe en volume, avec un solde net de la France en 2025 qui s’est élevé à 92,3 TWh dans le sens des exportations. Selon RTE, ce record est porté par le rétablissement du nucléaire, la croissance des renouvelables et des coûts marginaux bas-carbone particulièrement compétitifs.

Cette solidité du système électrique se vérifie aussi face aux pics de chaleur : RTE confirme régulièrement que la sécurité d’approvisionnement en électricité n’appelle aucune vigilance particulière en période de canicule, précisant que pour chaque degré en plus, la consommation augmente généralement de l’ordre de 0,7 GW à 1 GW (selon les heures de la journée), soit trois fois moins que l’impact d’un degré en moins l’hiver. Preuve que la trajectoire d’électrification des usages — déjà engagée dans plusieurs régions — s’appuie sur un réseau capable d’absorber une demande croissante, hiver comme été.

Cette capacité d’absorption ne doit rien au hasard : elle repose sur des investissements soutenus dans les infrastructures. RTE a investi 3 346 M€ en 2025, en hausse de 29 % par rapport à 2024, un effort qui accompagne notamment la demande croissante des gros consommateurs électriques. Plus de 200 projets d’électrification dans la grande industrie ou les centres de données ont déjà sécurisé leur accès au réseau, représentant une puissance cumulée de 33 GW, un volume qui confirme que la bascule vers l’électricité renouvelable et bas-carbone concerne autant les particuliers, via l’autoconsommation solaire et la pompe à chaleur, que les grands sites industriels.

Questions fréquentes

Le solaire a-t-il vraiment dépassé l’hydraulique en France en 2025 ?

Oui, en capacité installée : la capacité solaire installée (30,4 GW en fin d’année) a dépassé en 2025 celle des installations hydrauliques, selon le bilan électrique de RTE. En production annuelle, l’hydraulique reste toutefois une filière majeure.

Le mix électrique français est-il toujours parmi les plus décarbonés d’Europe ?

Oui. La part d’électricité bas-carbone dans le mix français se maintient à plus de 95 %, et cela place la France au deuxième rang des pays européens dont le mix électrique est le plus décarboné, juste derrière la Norvège.

Pourquoi la part renouvelable a-t-elle reculé en 2025 malgré la progression du solaire ?

Parce que l’hydraulique, qui pèse lourd dans le total renouvelable, a reculé après une année 2024 exceptionnelle : la part d’électricité d’origine renouvelable a en revanche reculé en 2025 (27 %) par rapport au niveau historique atteint en 2024 (27,9 %), malgré la progression continue du solaire et de l’éolien.

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