Ville et circulation routière à l'aube, symbole des émissions de gaz à effet de serre
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Empreinte carbone de la France en 2025 : elle diminue à peine, selon le SDES

L’étude du SDES distingue les émissions des résidents français, l’empreinte carbone et l’inventaire territorial du Citepa, et détaille leurs évolutions récentes.

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L’empreinte carbone de la France et les émissions de ses résidents sont deux grandeurs que le SDES chiffre séparément dans son étude intitulée « Émissions de gaz à effet de serre et empreinte carbone de la France en 2025 : après deux années de baisse, l’empreinte diminue à peine ». La suite de cet article reprend, grandeur par grandeur, ce que le document écrit, avec le périmètre propre à chacune.

Les faits

Émissions des résidents et empreinte : deux périmètres

Dans l’étude du SDES, le premier niveau chiffré est le suivant : “En 2025, les émissions de gaz à effet de serre des unités résidentes françaises, qui incluent certaines émissions à l’étranger pour le transport maritime et aérien notamment, s’établissent à 398 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq), soit 5,8 tonnes par personne”, alors que, dans la même phrase de la source, l’empreinte carbone de la France est estimée à 571 Mt CO2 éq, soit 8,3 tonnes par personne.

L’empreinte carbone est présentée avec un autre périmètre. Pour le SDES, l’empreinte carbone de la France représente les émissions de gaz à effet de serre induites par la demande finale intérieure française, que les biens ou services consommés soient produits sur le territoire national ou importés.

L’explication de l’écart entre ces deux séries donnée par la source est la suivante : la différence s’explique par les émissions importées pour satisfaire la demande finale française nettes des émissions exportées par la France. Le document précise par ailleurs que l’empreinte carbone de la France, qui correspond aux émissions destinées à satisfaire la demande finale française et à celles émises directement par les ménages, est estimée à 571 Mt en 2025.

Décomposition : ménages, activités économiques, importations

Le document détaille d’abord la part des ménages. Parmi les émissions des résidents, il relève 100 Mt émises directement par les ménages via l’usage de combustibles fossiles pour le chauffage de leur logement et l’utilisation de leurs véhicules. Sur un autre sujet, le site propose un guide complet de rénovation énergétique.

Pour les activités économiques, les émissions se décomposent, selon le document, en 175 Mt qui servent à satisfaire la demande finale intérieure française et 123 Mt qui sont intégrées à des biens et services exportés pour servir la demande finale d’autres pays.

Pour l’empreinte elle-même, le document donne la ventilation suivante.

Composante de l’empreinteCe que dit le document
Ménages (émissions directes)100 Mt proviennent directement des ménages (18 %)
Activités économiques françaises175 Mt des activités économiques françaises (31 %)
Importations296 Mt sont importées (52 %)

Empreinte par grands postes

Le document répartit aussi l’empreinte par postes de consommation : “En 2025, les déplacements représentent 25 % de l’empreinte, l’alimentation 23 % et l’habitat 20 %”.

Mise en perspective

Les baisses des émissions et de l’empreinte

Pour les émissions des résidents, le document du SDES écrit : “Pour la deuxième année consécutive, la baisse des émissions françaises reste limitée, avec un recul de 1,7 % en 2025 après 1,5 % en 2024”. Il ajoute : “La baisse observée en 2025 (- 1,7 % soit – 6,8 Mt CO2 éq) est légèrement plus marquée que celle de 2024 (- 1,5 % soit – 6,1 Mt), dans un contexte de ralentissement de la croissance du PIB (+ 0,8 % en 2025 après + 1,5 % en 2024)”.

Sur la répartition de cette baisse, le document indique qu’elle porte davantage sur les émissions associées aux exportations (- 3,1 %) qu’à celles répondant à la demande finale intérieure (- 0,9 %). Côté importations, il écrit qu’elles augmentent en volume mais continuent à se décarboner, si bien que leur empreinte carbone est quasi stable.

Pour l’empreinte, le document ajoute que l’empreinte carbone, issue aujourd’hui pour moitié des importations, diminue à peine en 2025 (- 0,6 %, après – 2,7 % en 2024). Les variations rapportées, grandeur par grandeur, figurent dans le tableau suivant.

Grandeur (libellé de la source)Évolution rapportée par l’étude
Émissions françaises (unités résidentes)un recul de 1,7 % en 2025 après 1,5 % en 2024
Émissions associées aux exportations– 3,1 %
Émissions répondant à la demande finale intérieure– 0,9 %
Émissions des activités économiques intérieuresont diminué de 1,8 % (- 5,4 Mt)
Empreinte carbone, y compris variations de stocks– 0,6 %, après – 2,7 % en 2024
Empreinte hors variations de stocks– 1,8 % en 2025 après – 1,6 % en 2024

Contributions de quelques secteurs

Le document détaille plusieurs contributions. Pour les activités économiques : “En 2025, les émissions des activités économiques intérieures ont diminué de 1,8 % (- 5,4 Mt)”. Pour les ménages, il indique que les GES émis par les véhicules des ménages reculent également faiblement (- 0,7 Mt, soit – 1,1 %), dans un contexte de très légère réduction de la circulation des voitures particulières et d’électrification progressive du parc en circulation.

Pour le transport aérien, l’étude indique que les émissions des compagnies nationales de transport aérien opérant en France et à l’étranger augmentent de 1,2 Mt, soit une hausse de 6,3 %, du fait de la poursuite de la croissance du trafic aérien. Pour l’agriculture, le document mentionne que la tendance à la baisse du cheptel de bovins, très émetteur de méthane, se poursuit et engendre une réduction de 1,0 Mt des émissions agricoles.

Effet des variations de stocks sur l’empreinte

L’étude relève que les variations de stocks contribuent à abaisser l’empreinte de 6,6 Mt CO2 éq entre 2023 et 2024 mais à l’augmenter de 6,1 Mt CO2 éq entre 2024 et 2025. Elle poursuit en indiquant que l’empreinte hors variations de stocks présente une baisse plus régulière que l’empreinte totale ces deux dernières années : – 1,8 % en 2025 après – 1,6 % en 2024 (contre – 0,6 % après – 2,7 %, y compris stocks).

Tendances de long terme

Sur le long terme, le document écrit : “Depuis 1990, les émissions françaises ont diminué de 1,1 % par an en moyenne, plus rapidement que l’empreinte carbone (- 0,6 % en moyenne)”. Il précise : “Depuis 2010, les rythmes de baisse se sont accélérés et rapprochés : – 2,1 % par an pour les émissions et – 1,8 % pour l’empreinte carbone, traduisant une réduction de l’intensité carbone de l’activité économique (- 3,2 % par an) comme de celle de la demande finale intérieure (- 2,8 %)”.

Sur la période depuis 1990, l’étude chiffre ainsi la baisse : “Depuis 1990, les émissions de la France ont baissé de 32 % (- 191 Mt, soit – 1,1 % par an en moyenne)”. D’après le document, cette baisse s’est produite en raison principalement de la réduction des émissions dans l’industrie manufacturière (‑ 93 Mt), la production d’électricité (- 33 Mt) et le chauffage des logements (- 26 Mt).

Le texte donne aussi un point de comparaison par personne. Pour les émissions des résidents, les émissions françaises s’établissent à 398 Mt CO2 éq (soit 5,8 tonnes de CO2 éq par personne), contre 472 Mt CO2 éq en 2019 (7,0 tonnes par personne). Pour l’empreinte, le document indique que l’empreinte est estimée à 8,3 tonnes par personne, contre 9,5 tonnes en 2019, avant la crise sanitaire.

Le lien avec l’inventaire territorial du Citepa

L’étude indique que le total des émissions des résidents diffère des inventaires diffusés par le Citepa aux formats CCNUCC et Secten, qui comptabilisent les émissions ayant lieu sur le territoire français (359 Mt CO2 éq, en recul de 2,1 %). Sur un autre sujet, le site a publié un article sur les émissions de gaz à effet de serre.

Ce que l’étude dit des émissions directes des ménages

Pour les ménages, l’étude relève des émissions directes : 100 Mt émises directement par les ménages via l’usage de combustibles fossiles pour le chauffage de leur logement et l’utilisation de leurs véhicules. Ces émissions directes sont l’une des composantes de l’empreinte, aux côtés des activités économiques françaises et des émissions importées détaillées plus haut.

Sur les véhicules, le document mentionne que les GES émis par les véhicules des ménages reculent également faiblement (- 0,7 Mt, soit – 1,1 %). Sur le chauffage, le document cite parmi les contributions à la baisse de long terme le chauffage des logements (- 26 Mt). Sur un autre sujet, le site a publié un article sur le plan d’électrification.

Le site propose par ailleurs un guide pour calculer son bilan carbone énergétique. Les postes de l’empreinte donnés par l’étude sont rappelés ici : les déplacements représentent 25 % de l’empreinte, l’alimentation 23 % et l’habitat 20 %.

Lire les périmètres

La lecture de la publication du SDES passe par le périmètre de chaque grandeur, que l’étude formule ainsi :

  • Émissions des résidents : les émissions de gaz à effet de serre des unités résidentes françaises, qui incluent certaines émissions à l’étranger pour le transport maritime et aérien notamment.
  • Inventaire territorial du Citepa : les émissions ayant lieu sur le territoire français (359 Mt CO2 éq, en recul de 2,1 %).
  • Empreinte carbone : l’empreinte carbone de la France est estimée à 571 Mt CO2 éq, soit 8,3 tonnes par personne.

Sur d’autres sujets, le site a publié des articles sur le bilan énergétique de la France et sur le bilan électrique de RTE. Il propose également un article sur l’empreinte carbone du photovoltaïque et un autre sur les chiffres clés de l’énergie.

Sources officielles

Questions fréquentes

Quelle différence entre les émissions des résidents et l’empreinte carbone ?

Selon le SDES, les émissions des résidents sont les émissions de gaz à effet de serre des unités résidentes françaises, qui incluent certaines émissions à l’étranger pour le transport maritime et aérien notamment, tandis que l’empreinte carbone de la France représente les émissions de gaz à effet de serre induites par la demande finale intérieure française, que les biens ou services consommés soient produits sur le territoire national ou importés. La source indique que la différence s’explique par les émissions importées pour satisfaire la demande finale française nettes des émissions exportées par la France.

Que dit l’étude de l’inventaire du Citepa ?

L’étude indique que le total des émissions des résidents diffère des inventaires diffusés par le Citepa aux formats CCNUCC et Secten, qui comptabilisent les émissions ayant lieu sur le territoire français (359 Mt CO2 éq, en recul de 2,1 %).

Que dit l’étude des variations de stocks ?

L’étude relève que les variations de stocks contribuent à abaisser l’empreinte de 6,6 Mt CO2 éq entre 2023 et 2024 mais à l’augmenter de 6,1 Mt CO2 éq entre 2024 et 2025. Elle ajoute que l’empreinte hors variations de stocks présente une baisse plus régulière que l’empreinte totale ces deux dernières années.

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