MaPrimeRénov travaux éligibles
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MaPrimeRénov’ : l’arrêté du 12 juin 2026 actualise les travaux éligibles

MaPrimeRénov’ resserre son cadre technique : publié au Journal officiel, un arrêté de juin 2026 met à jour les caractéristiques des travaux ouvrant droit aux principales aides à la rénovation énergétique. Pour les propriétaires comme pour les copropriétés, plusieurs conditions…

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MaPrimeRénov’ resserre son cadre technique : publié au Journal officiel, un arrêté de juin 2026 met à jour les caractéristiques des travaux ouvrant droit aux principales aides à la rénovation énergétique. Pour les propriétaires comme pour les copropriétés, plusieurs conditions évoluent en 2026, avant un tournant majeur attendu à la rentrée. Décryptage des règles à connaître avant de déposer un dossier.

Un arrêté qui actualise le socle technique des aides

Le texte de référence est l’Arrêté du 12 juin 2026 modifiant l’arrêté du 17 novembre 2020 relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique, c’est-à-dire MaPrimeRénov’. Concrètement, il ajuste les exigences que doivent respecter les chantiers (performances des matériaux, modalités de pose) pour rester subventionnés. Cet ajustement réglementaire s’inscrit dans une année déjà mouvementée pour le dispositif : suspendu temporairement depuis le 1er janvier 2026, le guichet MaPrimeRénov’ a rouvert le 23 février selon le ministère de la Transition écologique.

Depuis cette réouverture, les règles d’accès ont été nettement recentrées. La rénovation d’ampleur est à nouveau ouverte à tous les ménages, mais uniquement pour les logements classés E, F ou G au diagnostic de performance énergétique. Une nouvelle étape conditionne par ailleurs tout dépôt de demande : un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ est désormais obligatoire avant le dépôt d’une demande d’aide. Pour qui hésite encore entre plusieurs chantiers, mieux vaut s’informer en amont sur la meilleure manière d’étaler vos travaux pour maximiser les aides.

Rénovation d’ampleur : les conditions techniques en 2026

Le parcours « rénovation d’ampleur », le plus généreux, vise les transformations lourdes. La fiche officielle de France Rénov’ rappelle que MaPrimeRénov’ finance jusqu’à 80 % de 40 000 euros pour une rénovation d’ampleur. En contrepartie, l’exigence de résultat est élevée : un gain de 2 classes énergétiques minimum est exigé, et l’accompagnement par Mon Accompagnateur Rénov’ est obligatoire.

Côté logement, l’aide cible le bâti ancien et énergivore. Il faut un logement construit depuis au moins 15 ans en métropole, classé E, F ou G. Le bouquet de travaux est encadré : il est obligatoire de réaliser au moins deux gestes d’isolation (murs, fenêtres / menuiserie, sols ou toiture), et il est impossible d’installer un chauffage fonctionnant majoritairement aux énergies fossiles ou de conserver un chauffage fonctionnant au fioul ou au charbon. Pour un chauffage performant, la pompe à chaleur en rénovation reste une valeur sûre, ses retours d’expérience le confirment. Avant de chiffrer un projet, un détour par notre guide complet de la rénovation énergétique permet de hiérarchiser les priorités.

Parcours par geste, RGE et copropriété : ce qui reste finançable

Pour les ménages qui avancent étape par étape, le parcours par geste subsiste mais a été rogné. Désormais, MaPrimeRénov’ permet de financer une rénovation par geste : le chauffage et / ou l’isolation (hors murs). La réouverture de février a en effet acté que certains travaux ne sont plus éligibles au parcours par geste : l’isolation des murs et l’installation de chaudières à biomasse. Dans tous les cas, la qualification de l’artisan est incontournable : il faut faire réaliser les travaux par une entreprise reconnue garante de l’environnement (RGE). Cette mention RGE n’a rien d’optionnel : avoir la mention RGE est une condition pour que vos clients obtiennent les aides publiques allouées aux travaux de performance énergétique. Elle correspond à une reconnaissance accordée par les pouvoirs publics et l’ADEME.

Les copropriétés disposent d’un volet dédié, particulièrement utile pour engager des travaux collectifs. France Rénov’ détaille un financement proportionné à la performance : 30 % pour une rénovation qui permet un gain énergétique de 35 %, et 45 % pour une rénovation qui permet un gain énergétique 50 %. S’y ajoute un bonus de 10 % en cas de sortie du statut de passoire énergétique, le tout dans la limite d’un plafond de 25 000 € de travaux par logement. Là encore, la trajectoire bas-carbone prime : pour une copropriété, l’installation d’une chaudière à gaz n’est pas financée, sauf si les travaux ont été votés antérieurement. Notre dossier sur les copropriétés fragiles et le financement sans apport détaille les montages possibles.

Cap sur la décarbonation : le tournant de la rentrée 2026

L’évolution la plus structurante est annoncée pour la rentrée. Selon l’Agence nationale de l’habitat, à partir du 1er septembre 2026, pour bénéficier de l’aide MaPrimeRénov’ dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, tout nouveau dossier déposé pour une maison individuelle devra comprendre une décarbonation des systèmes de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Conséquence directe : il ne sera donc plus possible pour un ménage de bénéficier d’une aide à la réalisation de travaux de rénovation énergétique dans le cas du maintien ou du renouvellement d’une chaudière alimentée au gaz au même titre que le fioul. Une nuance importante toutefois : les maisons individuelles dont le système de chauffage est déjà décarboné resteront éligibles aux conditions actuelles. Cette bascule prolonge une orientation déjà engagée, que nous avons analysée quand la sortie du gaz est devenue la règle pour les aides.

Cette logique s’inscrit dans le plan d’électrification gouvernemental, qui vise selon l’ANAH à passer d’environ 60 % d’énergies fossiles aujourd’hui en consommation finale d’énergie à 40 % en 2030, puis moins de 30 % en 2035. Ce plan a été présenté le 23 avril 2026. Aujourd’hui déjà, rappelle l’agence, MaPrimeRénov’ finance l’installation de pompes à chaleur (PAC) à travers une aide forfaitaire dans le cadre d’une rénovation par geste, complétée par des CEE (certificats d’économies d’énergie).

Ce que les propriétaires doivent anticiper

Pour les ménages, le message est clair : un projet de chauffage encore fossile a tout intérêt à être déposé avant l’échéance de septembre, ou à intégrer d’emblée une solution décarbonée. Le dispositif reste massif : depuis 2020, MaPrimeRénov’ a permis d’aider plus de 2,5 millions de ménages. Parmi eux, près de 350 000 ont réalisé une rénovation d’ampleur, permettant en moyenne de réduire par deux la consommation énergétique de leur foyer. Et l’ambition reste élevée pour l’année en cours, avec un objectif d’au moins 120 000 rénovations d’ampleur en maison individuelle et en copropriété.

Le nerf de la guerre, c’est le reste à charge. Un décret a permis d’augmenter le taux d’écrêtement des aides publiques à 90 % pour les ménages modestes, ce qui ouvre la voie à des financements cumulés très élevés. Pour calibrer son budget, mieux vaut simuler précisément le cumul des aides et le reste à charge en 2026. Côté finances publiques, l’effort est confirmé : le budget global de l’Anah en 2026, sous réserve de l’adoption du projet de loi de finances par le Parlement, serait de près de 4,6 milliards d’euros, dont près de 4,4 milliards d’euros d’aides à destination des ménages. Pour comprendre comment l’isolation s’articule avec ces aides, consultez notre guide complet de l’isolation thermique.

Questions fréquentes

Que change l’arrêté de juin 2026 pour MaPrimeRénov’ ?

Il met à jour l’arrêté de 2020 qui fixe les caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux éligibles à la prime de transition énergétique (MaPrimeRénov’). Il actualise les exigences de performance et de pose que les chantiers doivent respecter pour rester subventionnés.

Pourra-t-on encore changer une chaudière à gaz avec MaPrimeRénov’ après septembre 2026 ?

Pour une rénovation d’ampleur en maison individuelle, non : à compter de la rentrée 2026, tout nouveau dossier devra inclure une décarbonation du chauffage et de l’eau chaude sanitaire. Le maintien ou le renouvellement d’une chaudière au gaz ou au fioul ne sera plus aidé. Les maisons dont le chauffage est déjà décarboné restent éligibles aux conditions actuelles.

Faut-il obligatoirement un artisan RGE pour toucher l’aide ?

Oui. Les travaux doivent être réalisés par une entreprise reconnue garante de l’environnement (RGE) : c’est une condition pour que les ménages obtiennent les aides publiques allouées aux travaux de performance énergétique. La mention RGE est accordée par les pouvoirs publics et l’ADEME.

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