Voitures électriques : record de 35,1 % du marché en France en juillet 2026
,

Voitures électriques : record de 35,1 % du marché en France en juillet 2026

Le bulletin du SDES du 5 août 2026 confirme un nouveau record de 35,1 % de part de marché pour les voitures électriques en France en juillet, au détriment de l’essence et du diesel.

·

En juillet 2026, le marché français des voitures neuves a connu son mois le plus électrique de l’année. Selon le bulletin mensuel du SDES publié le 5 août 2026, la part des voitures électriques s’établit au niveau record de 35,1 % du marché. Cette envolée se produit alors que les motorisations essence et diesel reculent simultanément sur la même période.

Les faits : ce que révèle le bulletin du SDES

Chaque mois, le SDES (service des données et études statistiques), rattaché au ministère de la Transition écologique, publie un état détaillé des immatriculations de voitures neuves par motorisation. Le bulletin mensuel du SDES sur les immatriculations fait apparaître, pour juillet, un basculement net en faveur de l’électrique. Ce périmètre couvre l’ensemble des voitures particulières neuves immatriculées en France métropolitaine sur le mois, tous canaux de vente confondus (particuliers, sociétés, loueurs de longue durée), ce qui permet de suivre, motorisation par motorisation, la vitesse à laquelle le parc neuf se transforme d’un mois sur l’autre.

Sur le seul mois de juillet, la part des voitures électriques dans les ventes de voitures neuves augmente fortement de 5,2 points et s’établit au niveau record de 35,1 % du marché. Un mouvement d’une ampleur inhabituelle pour un seul mois de statistiques.

Du côté des motorisations thermiques, le mouvement est inverse. Selon les données officielles du ministère de la Transition écologique, la part de la motorisation essence, hybrides non rechargeables inclus, baisse de 4,3 points pour s’établir à 51,8 % des immatriculations. Dans le détail, la motorisation essence hybride non rechargeable se replie légèrement de 0,2 point à 40,1 %, tandis que la motorisation thermique essence pure diminue de 4,1 points à 11,7 % du marché.

Le diesel, hybrides non rechargeables compris, baisse de 0,6 point, à 2,6 %. Les hybrides rechargeables reculent également, à 6,0 % du marché, une part qui recule de 0,6 point. Seule exception à ce repli généralisé des motorisations thermiques et hybrides, les ventes de voitures gaz et autres, essentiellement des bicarburations essence-GPL, s’accroît de 0,3 point à 4,5 % du marché, soit 5 800 unités. Ces chiffres sont consultables dans la publication du service des données et études statistiques.

Le même bulletin fait également état des émissions moyennes de CO2 des voitures neuves, qui diminuent fortement de 6,1 grammes, à 71,0 g/km.

MotorisationPart en juillet 2026Évolution sur un mois
Électrique35,1 % du marchéaugmente fortement de 5,2 points
Essence (total, hybrides non rechargeables inclus)à 51,8 %baisse de 4,3 points
dont essence hybride non rechargeableà 40,1 %se replie légèrement de 0,2 point
dont thermique essence pure11,7 % du marchédiminue de 4,1 points
Diesel (hybrides non rechargeables inclus)à 2,6 %baisse de 0,6 point
Hybride rechargeable6,0 % du marchérecule de 0,6 point
Gaz et autres4,5 % du marchés’accroît de 0,3 point

Ce tableau résume la physionomie du marché neuf en juillet : l’essence hybride non rechargeable reste la motorisation la plus vendue du mois malgré son repli, juste devant l’électrique qui signe la plus forte progression, tandis que le diesel poursuit sa marginalisation entamée depuis plusieurs années. Les hybrides rechargeables, longtemps présentées comme une solution de transition entre thermique et tout électrique, perdent elles aussi du terrain ce mois-ci. Seules les motorisations gaz et bicarburations essence-GPL, qui occupent une place encore modeste dans les ventes globales, échappent à ce mouvement de repli généralisé des motorisations non électriques.

Mise en perspective : une dynamique engagée depuis le début de l’année

Cette envolée ne sort pas de nulle part : le marché français a amorcé sa bascule vers l’électrique plusieurs mois plus tôt, porté notamment par le recul continu des ventes de voitures à essence et diesel sans motorisation hybride. Au printemps, un nouveau palier avait déjà été franchi, dans une dynamique où le Vehicle-to-Grid (V2G) génère un attrait supplémentaire pour de nombreux futurs acquéreurs. Juillet 2026 confirme donc une trajectoire haussière engagée depuis plusieurs mois, sans qu’aucune inflexion notable ne soit venue la freiner jusqu’ici.

Le bulletin du SDES se limite à mesurer l’évolution des immatriculations par motorisation : il ne détaille ni les raisons de cette accélération en juillet, ni la répartition entre particuliers, sociétés et loueurs de longue durée. Cette lecture agrégée invite donc à la prudence sur les causes exactes du phénomène, tout en confirmant, chiffres à l’appui, l’ampleur du basculement en cours sur le marché du neuf.

Sur l’ensemble des motorisations suivies par le SDES ce mois-ci, une seule progresse : les motorisations gaz et bicarburations essence-GPL, qui restent marginales à l’échelle du marché global. Toutes les autres motorisations thermiques et hybrides reculent de concert. Ce repli généralisé, conjugué à la baisse des émissions moyennes de CO2 des voitures neuves relevée dans le même bulletin, dessine un marché qui se recompose rapidement, mois après mois, en 2026.

Impact concret pour les automobilistes et les professionnels

Pour les particuliers qui envisagent une voiture électrique d’occasion plutôt que neuve, la vigilance porte avant tout sur la batterie : l’état de la batterie prime à l’achat d’occasion, un point de contrôle à ne jamais négliger face à l’afflux croissant de véhicules électriques sur le marché de la revente.

Pour les ménages qui hésitent encore à franchir le pas du neuf, un dispositif public dédié reste disponible : la location longue durée de voitures électriques permet d’accéder à un véhicule sans immobiliser un capital important.

Les gestionnaires de flottes d’entreprise sont concernés au premier chef par ce basculement du marché du neuf : les politiques de renouvellement de parc, les contrats de leasing et les schémas de recharge sur site méritent d’être réexaminés régulièrement, notamment pour les véhicules utilitaires légers et les flottes commerciales qui renouvellent leurs véhicules sur des cycles courts.

Du côté des copropriétés, la présence croissante de voitures électriques sur les parkings collectifs relance la question de la répartition des coûts d’installation des bornes partagées. Les assureurs, de leur côté, continuent d’ajuster leurs grilles tarifaires et leurs garanties spécifiques (batterie, câbles, bornes à domicile) à mesure que le parc assuré se transforme.

Enfin, pour les propriétaires qui rechargent à domicile, l’essor du parc électrique renforce l’intérêt d’une installation aux normes : une qualification IRVE délivrée par un organisme accrédité conditionne généralement l’accès aux aides et garantit la sécurité de l’installation. Du côté des professionnels, garages, concessions et assureurs doivent également ajuster leurs stocks de pièces, leurs formations techniques et leurs grilles tarifaires à un parc qui électrifie sa composante neuve plus vite que prévu.

Les réseaux de distribution ajustent également leur organisation commerciale : plusieurs enseignes généralistes élargissent la part de leurs showrooms consacrée aux modèles électriques, tandis que les structures spécialisées dans la vente et la reprise de véhicules électriques d’occasion gagnent en visibilité dans les grandes agglomérations. Les organismes de formation professionnelle, de leur côté, doivent former davantage de techniciens habilités à intervenir sur des véhicules à haute tension, un enjeu de sécurité au travail lié à la progression du parc électrique en circulation.

Perspectives : vers quoi la France se dirige-t-elle ?

Reste à savoir si cette dynamique se maintiendra dans les prochains mois. Un développement mérite d’être suivi de près : le premier produit V2G grand public au monde illustre une bascule où le véhicule électrique ne se contente plus de consommer de l’électricité, mais peut aussi en restituer au réseau.

Au-delà du seul chiffre mensuel, plusieurs échéances méritent d’être suivies dans les mois à venir : les annonces budgétaires susceptibles d’affecter les aides à l’achat, les stratégies tarifaires des constructeurs face à la concurrence internationale, et la capacité du réseau de recharge public à absorber un parc électrique en expansion continue. Autant de facteurs qui pèseront sur la capacité du marché français à maintenir, voire dépasser, le niveau atteint en juillet.

Le rythme des soutiens publics à l’achat, l’évolution de l’offre de modèles proposée par les constructeurs et le déploiement des infrastructures de recharge continueront d’être scrutés dans les prochains mois. Le prochain bulletin du SDES, portant sur le mois d’août, dira si ce niveau record se maintient ou si juillet restera un pic isolé. Dans tous les cas, l’écart avec les motorisations thermiques s’est nettement resserré en l’espace d’un seul mois, un mouvement suffisamment marqué pour que les prochains bulletins mensuels du SDES soient désormais suivis de près par l’ensemble de la filière automobile.

Questions fréquentes

Quelle part du marché les voitures électriques ont-elles atteinte le mois dernier ?

En juillet 2026, la part des ventes de voitures électriques augmente fortement de 5,2 points et s’établit au niveau record de 35,1 % du marché, selon le bulletin du SDES.

Quelles motorisations reculent le plus fortement ce mois-ci ?

La motorisation essence, hybrides non rechargeables inclus, baisse de 4,3 points pour s’établir à 51,8 %, tandis que le diesel baisse de 0,6 point, à 2,6 %.

Les émissions moyennes de CO2 ont-elles aussi évolué ?

Oui : les émissions moyennes de CO2 des voitures neuves diminuent fortement de 6,1 grammes, à 71,0 g/km, selon le même bulletin du SDES.

Partager cet article

📖 Sommaire


📂 Catégorie

,

Articles similaires