Gaz naturel : la CRE annonce une hausse de 6,3 % TTC du prix repère de vente au 1er octobre 2026
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Gaz naturel : la CRE annonce une hausse de 6,3 % TTC du prix repère de vente au 1er octobre 2026

Au 1er octobre 2026, le prix repère de vente de gaz (PRVG) de la CRE augmente de 6,3 % TTC. Décryptage du nouveau tarif, de ses causes sur le marché de gros et de son impact chiffré sur la facture…

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La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient de publier son nouveau repère de prix pour le gaz naturel. Seule la part approvisionnement évolue au 1er octobre 2026, et le PRVG augmente en moyenne de 6,3 % TTC au 1er octobre, un nouveau palier après celui détaillé dans notre article sur le prix repère de septembre.

Concrètement, 182,88 €/MWh TTC contre 172,05 €/MWh TTC au 1er septembre. Cette variation s’explique par une augmentation des prix sur les marchés du gaz au mois d’août comparativement à juillet, un mouvement que nous détaillons dans la suite de cet article.

Ce repère, purement indicatif, ne constitue pas un tarif imposé : il sert de point de comparaison mensuel pour les ménages qui souhaitent situer leur contrat de fourniture par rapport à l’évolution du marché. Sa publication régulière permet de suivre, mois après mois, la trajectoire du gaz naturel en France, dans un contexte où les prix de l’énergie restent scrutés de près par les foyers comme par les professionnels.

Le nouveau prix repère et sa composition

Depuis la fin des tarifs réglementés, la CRE publie chaque mois les valeurs de son prix repère de vente de gaz naturel pour le mois suivant pour les consommateurs résidentiels. Ce prix repère de vente de gaz (PRVG), consultable sur notre page de référence des tarifs du gaz, sert de boussole aux ménages dont l’offre suit l’évolution du marché.

Le PRVG se décompose en deux grandes masses : d’une part les taxes (CTA, TVA et accise sur le gaz naturel), décidées par l’Etat, d’autre part la part approvisionnement, seule concernée par la révision du 1er octobre. Pour rappel, CTA = contribution tarifaire d’acheminement. Le prix n’inclut pas le chèque énergie, qui reste un dispositif d’aide distinct versé aux ménages modestes.

Cette architecture en deux blocs explique pourquoi le PRVG ne bouge jamais de la même façon d’un mois sur l’autre : la fiscalité, fixée par les pouvoirs publics, reste stable sur des périodes plus longues, tandis que la part approvisionnement suit, elle, le rythme des marchés de gros. C’est précisément cette seconde composante qui porte, seule, la hausse constatée pour le mois d’octobre.

Cette logique de publication mensuelle n’a rien d’anecdotique : elle découle directement de la disparition des tarifs réglementés. Les contrats de fourniture de gaz aux TRVG ont pris fin le 30 juin 2023, si bien que le PRVG constitue depuis lors le seul repère public et régulier permettant aux ménages de situer le niveau de leur propre contrat par rapport au marché, sans pour autant leur être opposable comme l’étaient les anciens tarifs réglementés.

Pourquoi le prix du gaz évolue chaque mois

La hausse observée au 1er octobre ne relève pas d’une décision arbitraire : elle découle directement du mode de calcul de l’approvisionnement, qui évolue chaque mois et qui repose à 80% sur l’indice MA2 (« month ahead », mois à venir), correspondant à la moyenne des cotations sur la plateforme EEX du contrat futur mensuel constatées pour le mois de livraison sur la période d’un mois se terminant un mois avant le mois de livraison. Ce mécanisme signifie que le prix affiché en octobre reflète les cotations observées sur les marchés de gros durant le mois d’août, avec un décalage d’environ un mois par rapport au mois de livraison.

C’est cette dynamique de marché, et non une décision administrative, qui explique la succession de hausses et de baisses mensuelles constatées depuis le début de l’année sur le gaz naturel.

De manière générale, les cotations du gaz sur les marchés de gros européens réagissent à de nombreux paramètres : le niveau de remplissage des stockages avant l’hiver, la météo et son effet sur la demande de chauffage, les arbitrages entre gaz naturel et gaz naturel liquéfié (GNL) importé, ou encore le contexte géopolitique international. C’est la combinaison de ces facteurs, agrégée mois après mois par l’indice MA2, qui se répercute ensuite mécaniquement sur le PRVG publié par la CRE.

Pour les ménages, cette mécanique implique un décalage temporel qu’il est utile de garder en tête : une accalmie ou, au contraire, une flambée sur les marchés de gros ne se répercute jamais instantanément sur la facture, mais avec le temps de latence propre au calcul de l’indice MA2. C’est ce même décalage qui explique pourquoi une hausse du PRVG en octobre reflète des conditions de marché déjà anciennes d’un mois au moment de sa publication.

Quel impact sur la facture des ménages

Sur le plan budgétaire : La CRE évalue l’impact sur les factures à +5,28 € TTC en moyenne au mois d’octobre pour les consommateurs dont les offres sont indexées au PRVG. Un montant qui reste, comme chaque mois, théorique et moyen : il varie selon la consommation réelle de chaque foyer et le fournisseur choisi.

Tous les foyers ne sont pas concernés de la même façon. Les ménages qui ont souscrit une offre à prix fixe (environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz à fin 2025) ne sont donc pas concernés par cette variation mensuelle, leur prix restant figé pour la durée de leur contrat. Pour mémoire, au 31 mars 2026, 10,31 millions de ménages disposent d’un contrat de gaz naturel, un périmètre qui donne la mesure de l’enjeu de cette publication mensuelle.

Pour un ménage, la première étape consiste donc à identifier le type de contrat souscrit : une offre à prix fixe protège de cette variation mensuelle jusqu’à son échéance, tandis qu’une offre indexée sur le marché ou alignée sur le PRVG répercute la hausse dès le mois d’octobre. En cas de doute, la lecture du contrat ou un contact direct avec son fournisseur reste le moyen le plus fiable de savoir si sa facture sera concernée.

Au-delà du seul mois d’octobre, cette publication mensuelle invite aussi à comparer régulièrement les offres disponibles sur le marché : entre offres à prix fixe, offres indexées sur le PRVG et offres suivant d’autres références, l’écart de facture peut être significatif selon le profil de consommation du foyer et sa sensibilité aux variations mensuelles.

Quelle tendance se dessine sur l’année

Sur l’ensemble de 2026, la CRE estime que la facture annuelle 2026 pourrait être en moyenne 10 % plus élevée que la facture annuelle 2025 (soit + 120 € TTC environ), les prix de début d’année ayant été relativement bas. Ce constat replace la hausse d’octobre dans une trajectoire plus longue, faite d’à-coups mensuels qui n’évoluent pas tous dans le même sens.

Les mois précédents illustrent cette variabilité : après la hausse enregistrée au 1er mai, le marché s’était détendu avec une baisse au 1er juin, avant qu’une nouvelle tension ne se traduise par une hausse au 1er juillet. Le mois d’octobre confirme donc que la trajectoire du PRVG reste dictée par les marchés de gros, mois après mois.

Cette alternance de hausses et de baisses rappelle qu’aucune tendance mensuelle ne peut être extrapolée mécaniquement sur les mois suivants : chaque publication de la CRE reflète les cotations du mois précédent, sans préjuger de l’orientation du prochain repère. Les ménages dont l’offre suit le PRVG ont donc intérêt à suivre cette publication mensuelle plutôt qu’à se fier à une seule variation ponctuelle pour anticiper leur budget énergie.

Pour suivre les prochaines publications de la CRE et anticiper les évolutions du budget énergie, notre guide complet des prix de l’énergie recense chaque mise à jour mensuelle du prix repère du gaz, aux côtés des autres indicateurs tarifaires suivis par la rédaction.

Questions fréquentes sur le prix repère du gaz

Quel est le nouveau niveau du prix repère du gaz ?

Au 1er octobre 2026, le PRVG augmente en moyenne de 6,3 % TTC au 1er octobre, soit 182,88 €/MWh TTC contre 172,05 €/MWh TTC au 1er septembre.

Qui est concerné par cette variation mensuelle ?

Sont concernés les consommateurs dont l’offre suit le PRVG : La CRE évalue l’impact sur les factures à +5,28 € TTC en moyenne au mois d’octobre pour les consommateurs dont les offres sont indexées au PRVG. À l’inverse : Les ménages qui ont souscrit une offre à prix fixe (environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz à fin 2025) ne sont donc pas concernés.

Pourquoi le prix du gaz change-t-il tous les mois ?

Parce que l’approvisionnement, qui évolue chaque mois et qui repose à 80% sur l’indice MA2 (« month ahead », mois à venir) est directement lié aux cotations observées sur les marchés de gros du mois précédent.

Le tarif réglementé du gaz existe-t-il encore aujourd’hui ?

Non : Les contrats de fourniture de gaz aux TRVG ont pris fin le 30 juin 2023, ce qui explique la publication mensuelle de ce prix repère indicatif par la CRE depuis lors.

Le prix repère du gaz inclut-il le chèque énergie ?

Non, CTA = contribution tarifaire d’acheminement. Le prix n’inclut pas le chèque énergie, qui reste un dispositif distinct versé sous conditions de ressources.

Sources officielles

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