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Solaire sur bâtiment : la CRE valide 326 projets à 82,98 €/MWh (PPE2)

La CRE a désigné 326 lauréats pour la 12e période de l’appel d’offres PPE2 PV Bâtiment, à 82,98 €/MWh.

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L’appel d’offres solaire sur bâtiment franchit une nouvelle étape : la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié le 7 juillet 2026 les résultats de la 12e période de son dispositif « PPE2 PV Bâtiment ». 326 dossiers ont été retenus pour une puissance cumulée de 300,23 MWc, à un prix moyen pondéré de 82,98 €/MWh — une baisse marquée qui confirme la compétitivité croissante du photovoltaïque installé sur toiture.

Les faits : 326 lauréats et un prix en forte baisse

Selon la délibération publiée par la CRE le 7 juillet 2026, l’organisme régulateur a proposé de retenir 326 dossiers pour cette 12e période de l’appel d’offres « PPE2 PV Bâtiment », dédié aux installations photovoltaïques posées sur toitures et ombrières. La puissance totale acceptée atteint 300,23 MWc, pour un prix moyen pondéré de 82,98 €/MWh, en forte baisse de 13,5 €/MWh par rapport à la période précédente.

Cette 12e période s’était clôturée le 30 avril 2026. Les lauréats ont ensuite été désignés par la ministre en charge de l’énergie, sur des listes conformes aux propositions de la Commission de régulation de l’énergie. Une procédure classique pour ce type de dispositif de soutien, dont les tarifs avaient déjà été redessinés quelques semaines plus tôt par l’arrêté S21 fixant de nouvelles règles de rachat solaire pour les propriétaires.

Une sursouscription portée par les petits projets

Le chiffre le plus frappant de cette période concerne le niveau de candidatures : la puissance cumulée des projets déposés atteint 1 559,28 MWc, pour une puissance appelée de seulement 300 MW, soit plus de cinq fois l’objectif visé. Une sursouscription qui s’explique en grande partie par l’afflux de petits porteurs de projets, puisque 70 % du nombre de projets déposés lors de cette période sont des installations de moins de 1 MWc.

Ce raz-de-marée de petites candidatures confirme une tendance déjà observée sur d’autres segments du marché solaire, où la CRE a multiplié les ajustements réglementaires ces derniers mois : encadrement du tarif de rachat des installations bâtimentaires dans son avis S21, ou encore accélération du traitement des contentieux avec le décret 2026-302 qui impose désormais un jugement des recours contre les centrales solaires en 10 mois. Pour les porteurs de petits projets — toitures de hangars agricoles, bâtiments tertiaires ou commerces —, la lisibilité réglementaire s’améliore, même si la file d’attente reste dense.

Impact concret pour les porteurs de projets

Pour un professionnel ou un propriétaire de bâtiment qui envisage une installation photovoltaïque de taille intermédiaire, deux enseignements pratiques se dégagent de cette période. D’abord, le niveau de prix retenu (82,98 €/MWh), en forte baisse de 13,5 €/MWh par rapport à la période précédente, donne une référence de marché pour évaluer la rentabilité d’un projet candidat aux prochaines périodes : la baisse enregistrée traduit une concurrence de plus en plus vive entre porteurs de projets, ce qui tire les prix vers le bas mais réduit aussi la marge de manœuvre financière des dossiers les plus tardifs. Ensuite, la part très majoritaire de petits projets parmi les candidatures illustre que ce segment (moins de 1 MWc) constitue désormais le cœur de cible réel du dispositif « PPE2 PV Bâtiment », davantage que les grandes toitures industrielles.

La CRE elle-même en tire une conclusion structurelle : l’organisme estime qu’il pourrait être envisagé de réviser les périmètres des appels d’offres PV, en élargissant le périmètre d’éligibilité de l’AO Petit PV à l’ensemble des projets du segment 100 kWc – 1 MWc et en rehaussant en conséquence le seuil de puissance des grands appels d’offres PV Sol et PV Bâtiment à 1 MWc. Une évolution qui, si elle est suivie par le ministère, simplifierait le parcours administratif de nombreux porteurs de projets aujourd’hui à la frontière entre deux dispositifs distincts. Le rapport de surveillance des marchés de gros publié fin juin 2026 par la CRE pointait déjà cette recherche de simplification comme un axe de travail pour le régulateur.

Perspectives

La recommandation de la CRE de fusionner les seuils autour de 1 MWc n’est pour l’instant qu’une piste soumise à l’appréciation du ministère chargé de l’énergie. Rien n’indique à ce stade quand une éventuelle réforme des seuils entrerait en vigueur, ni si elle s’appliquerait dès la 13e période de l’appel d’offres. Ce qui est acquis, en revanche, c’est la trajectoire de fond : un marché du solaire sur bâtiment de plus en plus dominé par les petites installations, sur fond de baisse continue des prix de rachat proposés par les porteurs de projets eux-mêmes, signe d’une filière technologiquement mature et concurrentielle.

Les prochains rendez-vous à surveiller sont donc la publication du rapport de synthèse détaillé de cette 12e période, ainsi que l’ouverture de la 13e période de candidature, dont le calendrier n’a pas encore été communiqué par la CRE à cette date.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’appel d’offres « PPE2 PV Bâtiment » ?

Il s’agit d’un dispositif de soutien public aux installations photovoltaïques posées sur toitures, ombrières ou façades de bâtiments, organisé par périodes de candidature successives. La CRE instruit les dossiers et propose une liste de lauréats à la ministre chargée de l’énergie, qui procède à la désignation officielle.

Combien de projets ont été retenus lors de la 12e période ?

326 dossiers ont été retenus, pour une puissance cumulée de 300,23 MWc et un prix moyen pondéré de 82,98 €/MWh.

Le tarif de rachat du solaire sur bâtiment va-t-il continuer de baisser ?

La tendance récente va dans ce sens : le prix moyen retenu est en forte baisse de 13,5 €/MWh par rapport à la période précédente. Cette baisse traduit une concurrence croissante entre porteurs de projets plutôt qu’une décision arbitraire de la CRE.

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